10.8.09
18.7.09
good own ol
Notre seule bagarre eut lieu à Laval.
Je m’étais réveillé tôt, m’étais habillé tout doucement et m’étais faufilé hors de la chambre. Je voulais monter le petit déjeuner et aussi voir si je pouvais trouver un fleuriste ouvert pour rapporter une rose. Je laissai un mot sur la table de nuit : Bonjour, je rapporte le petit déjeuner, je reviens de suite, ou des mots semblables. Quand je revins, elle était debout dans la chambre, tremblant de colère et le visage pâli.
-Comment as-tu pu t’en aller ainsi ?
Je déposai le plateau du petit déjeuner et tentai de la prendre dans mes bras.
-Ne me touche pas ! Elle tenait la mince ceinture de cuir quelle portait d’habitude sur sa robe ; elle fit un pas en arrière et m’en frappa le visage. Ma lèvre éclata et je sentis le goût du sang. Ca ne me fit pas mal. J’étais horrifié. Elle leva à nouveau le bras. Mais elle ne me frappa pas.
-Comment as-tu pu t’en aller ainsi ?
Je déposai le plateau du petit déjeuner et tentai de la prendre dans mes bras.
-Ne me touche pas ! Elle tenait la mince ceinture de cuir quelle portait d’habitude sur sa robe ; elle fit un pas en arrière et m’en frappa le visage. Ma lèvre éclata et je sentis le goût du sang. Ca ne me fit pas mal. J’étais horrifié. Elle leva à nouveau le bras. Mais elle ne me frappa pas.
Elle laissa son bras retomber, jeta la ceinture à terre, et éclata en larmes. Je ne l’avais jamais vu pleurer. Son visage se déforma : les yeux grand ouverts, la bouche largement écartée, les paupières gonflées après les premières larmes, des plaques rouges sur ses joues et son cou. De sa bouche sortaient des bruits croassants, des bruits de gorge semblables à ses cris atones quand nous faisions l’amour. J’aurais du la prendre dans mes bras. Mais je ne pouvais pas. A la maison, aucun d’entre nous ne pleurait ainsi. Nous ne nous frappions pas, même pas à main nue, encore moins avec une ceinture en cuir. Nous nous parlions. Mais qu’étais-je supposé dire à présent ?
Elle fit deux pas vers moi, me frappa avec ses poings, puis s’accrocha à moi. Je pouvais maintenant la serrer. Ses épaules tremblaient, elle cogna son front contre ma poitrine. Puis elle soupira profondément et se blottit dans mes bras.
-On prend le petit déjeuner ? Elle me lâcha.
Elle alla chercher une serviette mouillée et me nettoya la bouche et le menton.
-Et ta chemise qui est couverte de sang ! Elle enleva ma chemise et mon pantalon et nous fîmes l’amour.
-Qu’est-ce qui s’est passé ? Pourquoi étais-tu si fâchée ? Nous étions couchés côte à côte, si rassasiés et heureux que je pensais que tout allait s’expliquer à présent.
-Qu’est-ce qui s’est passé, qu’est-ce qui s’est passé ? Tu poses toujours des questions idiotes ! C’est que tu ne peux pas t’en aller comme ça.
-Mais j’ai laissé un mot...
-Un mot ? Je me rassis.
-On prend le petit déjeuner ? Elle me lâcha.
Elle alla chercher une serviette mouillée et me nettoya la bouche et le menton.
-Et ta chemise qui est couverte de sang ! Elle enleva ma chemise et mon pantalon et nous fîmes l’amour.
-Qu’est-ce qui s’est passé ? Pourquoi étais-tu si fâchée ? Nous étions couchés côte à côte, si rassasiés et heureux que je pensais que tout allait s’expliquer à présent.
-Qu’est-ce qui s’est passé, qu’est-ce qui s’est passé ? Tu poses toujours des questions idiotes ! C’est que tu ne peux pas t’en aller comme ça.
-Mais j’ai laissé un mot...
-Un mot ? Je me rassis.
Le mot n’était plus sur la table de nuit où je l’avais laissé.
Lharces
30.4.09
« et la lumière luit dans les ténèbres et les ténèbres ne l’ont pas saisie. »
« Je peux te demander quelque chose ? dit-il.
Oui. Évidemment.
Est-ce qu’on va mourir ?
Un jour. Pas maintenant.
Et on va toujours vers le sud.
Oui.
Pour avoir chaud.
Oui.
D’accord.
D’accord pour quoi ?
Pour rien. Juste d’accord.
Dors maintenant.
D’accord.
Je vais souffler la lampe. D’accord ?
Oui. D’accord.
Et plus tard dans l’obscurité : Je peux te demander quelque chose ?
Oui. Évidemment.
Tu ferais quoi si je mourais ?
Si tu mourais je voudrais mourir aussi.
Pour pouvoir être avec moi ?
Oui. Pour pouvoir être avec toi.
D’accord. » (pp. 15-16)
Et plus loin :
«
Je ne peux pas m’en empêcher.
Je sais. Mais il faut essayer.
Et comment je fais ?
J’en sais rien. » (pp. 52-53)
Oui. Évidemment.
Est-ce qu’on va mourir ?
Un jour. Pas maintenant.
Et on va toujours vers le sud.
Oui.
Pour avoir chaud.
Oui.
D’accord.
D’accord pour quoi ?
Pour rien. Juste d’accord.
Dors maintenant.
D’accord.
Je vais souffler la lampe. D’accord ?
Oui. D’accord.
Et plus tard dans l’obscurité : Je peux te demander quelque chose ?
Oui. Évidemment.
Tu ferais quoi si je mourais ?
Si tu mourais je voudrais mourir aussi.
Pour pouvoir être avec moi ?
Oui. Pour pouvoir être avec toi.
D’accord. » (pp. 15-16)
Et plus loin :
«
Je ne peux pas m’en empêcher.
Je sais. Mais il faut essayer.
Et comment je fais ?
J’en sais rien. » (pp. 52-53)
« et la lumière luit dans les ténèbres et les ténèbres ne l’ont pas saisie. »
(Jean 1:5)
(Jean 1:5)
Lharces
3.3.09
première à éclairer la nuit
Là un dard venimeux
Là un socle trompeur
Plus loin Une souche à demi-trempée
Dans un liquide saumâtre Plein de décoctions D’acide…
Qui vous rongerait les os et puis L’inévitable Clairière amie Vaste,
accueillante Les fruits à portée de main Et les délices divers Dissimulés dans les entrailles d’une canopée Plus haut que les nues…
Elle est née des caprices Elle est née des caprices
Pommes d’or, pêches de diamant Pommes d’or, pêches de diamant
Des cerises qui rosissaient ou grossissaient
Lorsque deux doigts s’en emparaient
La pluie et la rosée La pluie et la rosée
Toutes ces choses avec lesquelles Il était bon d’aller Guidé par une étoile Peut-être celle-là
Première à éclairer la nuit Première à éclairer la nuit Première à éclairer la nuit
Vénus
Vénus
Vénus
Là un dard venimeux Là un socle trompeur Plus loin Une souche à demi-trempée Dans un liquide saumâtre Et d’acide… Probablement qui vous rongerait les os Et puis Les fruits à portée de main Et les délices divers Dissimulés dans les entrailles d’une canopée Elle est née des caprices Elle est née des caprices Pommes d’or, pêches de diamant Pommes d’or, pêches de diamant Et ces cerises qui grossissaient lorsque La pluie et la rosée
Toutes ces choses Guidées par une étoile Guidées par une étoile
Première à éclairer la nuit
Vénus Vénus Vénus Vénus
Elle est née des caprices Elle est née des caprices Pommes d’or, pêches de diamant Pommes d’or, pêches de diamant Et ces cerises qui grossissaient lorsque La pluie et la rosée Toutes ces choses Guidées par une étoile Guidées par une étoile Première à éclairer la nuit Vénus Vénus Vénus Vénus
Lharces
28.12.08
de fascination extraordinaire
Et puis tout ça s’effacera peu à peu.
La beauté va toujours avec une certaine froideur.
, c’est un moment de vie, un vrai, donc agréable en ce sens, un acte, mais comment se l’expliquer, comment l’expliquer,
« je ne sais ce qui me possède et me pousse à dire à voix haute, ni pour la pitié ni pour l’aide, ni comme on avouerait ses fautes, ce qui m’habite et qui m’obsède »
Lharces
17.11.08
6.10.08
29.11.07
20.10.07
19.9.07
5.9.07
un va et vient, moins d'une seconde
29.8.07
27.6.07
3.6.07
28.5.07
21.5.07
nouvelles de Médée
Médée était à Caen cette semaine, prenant le temps de respirer le bon air marin et de grandir. Elle lache progressivement son biberon, se risque à quelques ballades dans la nature, joue beaucoups,.................................................................................................................
D'autres nouvelles très rapidement, merci à tous
Lharces
30.4.07
renard (mon petit)
renard : 1/mammifère carnivore à queue velue et à museau pointu, grand destructeur d'oiseaux et de petits mammifères. Le renard glapit.
2/ Fig. Homme rusé
3/TECHN : Fissure dans un bassin, un barrage, par où se produit une fuite.
:::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::
Par extension, ma maison est donc actuellement une "renardière", je suis en quelques sortes la maman renarde, aucun candidat à la présidence n'évoque la place du renard dans notre société, (excepté Nihous peut être), je n'ai pas, il me semble, les moyens de m'en occuper à long terme, je prendrai une décision bientôt.
(selon le directeur du refuge de l'arche, Médée peut être grise suite à une anomalie génétique, la renarde ne reconnaissant pas la couleur s'en sépare donc à la naissance. et j'entre en scène) . Décision à prendre donc, dans l'intéret et pour un maximum de liberté pour cette petite.
Merci à tous
Lharces
29.4.07
18.4.07
j19, open your eyes
6.4.07
J 7
Les biberons de lait maternisés sont espacés de quatre heures, une tendance à la constipation se fait sentir (les réflexes d'élimination n'étant pas encore assimilés) malgré les multiples massages abdominaux. Elle semble se porter bien et prendre du poids. Le maternage se concilie assez bien avec les journées de travail, déja une semaine.merci à tous
Lharces
3.4.07
Médée

troisième jour : elle remue la queue pour la première fois, et boit 10 ml de lait maternisé au biberon toutes les deux heures
il y a quatre jours, en rentrant du travail, je manque d'écraser un petit être vivant, alors je descend de la voiture, ça ne ressemble à rien, un petit rat? un petit putois?un petit ours? alors je le remet dans l'herbe le long de la route, me disant que la mère va bien revenir le chercher.
Une demie heure plus tard, je repasse par là, et le revois sur la route, alors je me dit qu'il faut que je sache de quelle espèce il s'agit. Je file chez un vétérinaire, celui de Martigné, qui ne sais trop me conseiller ni m'informer, alors je me présente chez le véto de Mayenne, qui me dit :
"et bien, elle est frigorifiée ( il avait neigé dans la matinée ) il va falloir la réchauffer et lui donner du lait maternisé, c'est une petite chienne... elle n'a pas toute ses chances de survie, elle est en hypothermie...
Alors moi, j'avais pas prévu d'avoir un chien, je me dis que j'y avais même réfléchi et je n'en voulais pas, mais bon, par deux fois, elle se retrouve sur mon chemin, elle a une envie de vivre, alors donnons lui sa chance.
Voilà, ça fait quatre jours, elle se porte plutôt bien, il faut lui donner un nom : Médée.
Lharces
28.3.07
24.3.07
15.3.07
perspectives
2.3.07
Holes, "mercury rev"

Time,
all the long red lines, that takeControl,
of all th smokelike streams, that flow into yourDreams,
that big blue open sea, that can't beCrossed,
that can't be climbed, just bornBetween,
oh th' two white lines, distant gods an' fadedSigns,
of all those blinking lites, you had t' pick the one tonite...
Holes, dug by little moles, angry jealousSpies,
got telephones for eyes, come t' you asFriends,
all those endless ends, that can't beTied,
oh they make me laugh, an' always make meCry,
til they drop like flies, an' sink like polishedStones,
of all th' stones i throw, how does that ol' song gohow does that ol' song go...
Bands, those funny little plans, that never work quite right.
Lharces
22.2.07
pansements
17.2.07
25.1.07
14.1.07
10.1.07
9.1.07
Holy loop oh oh




salon de thé, route, musique, danse, bière, papiers, boite aux lettres, cheminée, libanais, guichet, salle obscure, écharpe, brunch, fillette, pochoir, réveils, bougies, vent, merci, fleur d'ananas, fruit de Palestine, quand la mer monte, Glass, peace, Noël, chat viking, maison fantome, lumières, pluies, hark, planteur, guirlande, joy, ombres, étoiles, mots, voyage, karité, ding!dong! , page, et toujours, toutes mes forces sans un effort
Lharces
4.1.07
Aubrey de Grey

«Jusqu'à récemment, nous n'avions d'autre choix que d'être fatalistes. Car le vieillissement est vraiment horrible et, en même temps, on ne pouvait vraiment pas y échapper. Or la seule façon d'affronter quelque chose qui est à la fois horrible et inévitable est de se laver le cerveau en se convainquant qu'après tout, cette chose horrible a des bons côtés, par exemple que «c'est bon pour l'espèce». C‘est ce que les religions, entre autres, nous ont souvent permis de faire. Mais cette logique s'effondrera bientôt»
- les mutations qui modifient la séquence de l'ADN des chromosomes et qui peuvent causer le cancer;
- les mutations de mitochondries;
- les résidus, comme les radicaux libres, produits par les cellules endommagées ou mortes ;
- la sénescence des cellules, qui cessent à un moment de se diviser ;
- les agrégats extra-cellulaires comme l'amyloïde, une des causes de la maldie d'Alzheimer;
- les liens extra-cellulaires, qui diminuent l'élasticité des tissus;
- l'atrophie et la mort cellulaire.
Lharces
2.1.07
26.12.06
25.12.06
22.12.06
sur ses pattes de velours, il saute de toits en toits
21.12.06
18.12.06
17.11.06
29.10.06
30.9.06
SECRET AGENT
17.8.06
28.7.06
17.7.06
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